ASC Pelote Basque – La Pelote Basque

Les instances – Fédération et Ligue Midi-Pyrénées

La Fédération Française de pelote basque (FFPB) c’est en 2015 :
24 409 licenciés, environ 300 clubs, 11 ligues régionales dont celle de Midi-Pyrénées

La Ligue Régionale de Midi-Pyrénées (LMPPB) c’est en 2015 :
1 878 licenciés et 47 clubs dont notre section

Les licences fédérales

La fédération propose désormais (à compter de 2018) uniquement des licences « Compétition » (48€ en 2017) offrant une couverture des risques pour la pratique de notre sport et la possibilité de participation aux compétitions officielles. La production d’un certificat médical annuel est toujours exigé pour le renouvellement des licences.

 Règlements, imprimés et CR  Fédération

Tous ces documents sont accessibles sur la page Documentation du site FFPB.

Les spécialités et  aires de jeu

Dans la section, on pratique majoritairement la Paleta pelote gomme pleine et surtout en Mur à gauche et Trinquet ; mais la Pelote Basque est un sport très varié et en constante évolution qui propose de nombreuses autres spécialités pouvant se pratiquer sur d’autres aires de jeux : Place libre et Jaï-Alaï.

Un peu d’histoire (ou l’aube de la pelote)

Texte tiré du livre de Jean Pierre Allaux « La Pelote Basque : De la paume au gant » qui décrit l’histoire et les nombreuses spécialités de la Pelote Basque.

Fouiller le passé à la recherche des premières traces de la pelote, revient à remonter aux sources mêmes de l’humanité. Car il apparaît que tout ce qui est rond, roule ou bondit, incite l’homme aux jeux le reposant de ses luttes pour survivre. Peut-être les tribus préhistoriques habitant les grottes se disputaient-elles déjà du pied et de la main, voici quelque 30 000 ans, une boule maladroitement copiée sur la rondeur de la lune?

Certes, les preuves tangibles de cette intelligence ne remontent pas aussi loin. Mais les archéologues ne manquent pas d’indices : fresque datant d’une des plus anciennes dynasties égyptiennes et montrant deux femmes jouant à la balle, montées sur les épaules de leurs compagnons ; ou encore, trouvés à Thèbes, une sorte de raquette avec un trou cordé au centre, une balle en cuir cousue avec de la ficelle et remplie de son, et un instrument semble-t-il de propulsion, portant le nom de « sistra » et ressemblant assez au chistera basque.

Les Hébreux connaissaient aussi la balle. Mais ce sont les Grecs qui, en tout cas sur notre continent, organisent et déclinent des jeux, appelés sphériques consistant à jeter le plus haut possible en l’air une balle recouverte d’étoffe ou de peau, bourrée de crin ou de paille, peinte de couleur vive. A lancer cette balle contre un adversaire pour le toucher, ou dans un camp adverse, derrière une ligne tracée sur le sol.

Plus tard les Romains adoptent la sphérique, qu’ils nomment pila : ils jouent à la pilotta. L’empereur Marc Aurèle (121-180) fait construire les premiers établissements fermés, chauffés, d’un luxe raffiné, où l’on peut s’adonner à la pila sans crainte des averses.

Mais les latins ont-ils inventé seuls ce jeu de paume dont dérivent. toutes les disciplines actuelles de la pelote basque ? Pas sûr.

Les Perses jouaient en effet à deux jeux de balle : le savlajan, avec un long bâton recourbé en son bout et d’où proviendrait le polo et le chigan, avec une courte raquette cordée. Le mot persan a donné « chicane », jeu français très proche de la paume et toujours joué dans le Languedoc. A Bagdad, à Constantinople, les princes orientaux jouaient donc à la paume en salle fermée. Le chigan, ou chicane, aurait été importé en Italie, en Espagne et en France à .la faveur des invasions sarrasines. D’ailleurs le mot raquette, par l’intermédiaire de l’italien racchetta, vient de l’arabe rahat, qui veut dire paume de la main.

Les Romains introduisent en Gaule la pila (qui deviendra chez les Basques la pilota jouée par des pilotaris) ; les Orientaux y amènent le chigan. Nous voici donc au confluent de deux fleuves auxquels il convient sans doute d’ajouter un troisième courant, sans affirmer que celui-ci fut influent avant la découverte du Nouveau Monde par les audacieux navigateurs de la péninsule ibérique, parmi lesquels il y avait maints marins basques, tel le Biscayen Juan de Lacosa, cartographe de Christophe Colomb, ou encore Juan Sebastian Elcano et Andrés de Urdaneta, qui furent parmi les premiers capitaines à boucler le tour du monde.

Impossible en effet de ne pas remarquer, chez les civilisations précolombiennes, d’étonnantes similitudes entre le rebot et certains jeux auxquels s’adonnaient Mayas et Aztèques. Sur le site maya de Copan, au Honduras actuel, fantastique cité du roi Yax Pac (763-820), on peut voir une place libre avec des gradins pour le public et un vaste mur incliné divisé en deux zones. Chez les Mayas (400 à 1300), il s’agissait avant tout d’un acte magique. Ce n’est pas un hasard si l’aire de jeu de Copan est contiguë à la tombe dynastique et au temple.

Désormais la pelote est un sport désacralisé. Mais bon nombre des frontons des sept provinces basques collent aux églises comme avant Jésus-christ les stades grecs et romains jouxtaient les temples. Et quand, à l’Angélus, les joueurs de rebot s’arrêtent rituellement pour prier, ne peut-on supposer dans cette manifestation d’une foi profondément enracinée, la survivance inconsciente de très vieilles croyances ?

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